Qui sommes-nous ?

 Situé au cœur du Bugey, le domaine Bollache-Arcan, c’est l’histoire d’une famille qui perpétue la tradition de la vigne depuis onze générations.

Nous travaillons nos 4,8 Ha de Gamay, Pinot Noir, Chardonnay et Poulsard avec passion au sein de nos parcelles de vignes sur des coteaux aux pentes très importantes. Le travail de la vigne y est artisanal et nos productions issues de ce terroir donnent des vins rares et confidentiels.

La mécanisation et les intrants sont limités au strict nécessaire, nos raisins sont récoltés à la main, nos jus sont vinifiés et mis en bouteille à la propriété pour vous garantir des produits de grande  qualité.

Nos vins incarnent la conjugaison subtile d’une tradition artisanale et d’une pratique tournée vers la modernité et le respect de l’environnement.

Notre vignoble bénéficie de son éloignement des grands coteaux viticoles.

Nichés dans la petite vallée du Bévieur, nos 4,8 hectares de vignes, plantés sur des coteaux très pentus, sont entourés d’une trentaine d’hectares de prairies où pâturent les brebis, et au-delà par les forêts en altitude.

Ici la conjugaison de pratiques agricoles diversifiées, l’éloignement des vastes espaces viticoles ainsi que les grands espaces naturels qui nous entourent crée un équilibre biologique durable en respectant la diversité de la flore et de la faune.

Cet avantage est déterminant pour limiter les traitements et préserver la santé de la vigne. Les générations qui nous ont précédé ont eu la sagesse de limiter la taille du vignoble pour ne pas déséquilibrer le biotope, et aujourd’hui nous perpétuons la tradition familiale du vin et préservons cet héritage. Limiter la taille de notre vignoble nous permet de réaliser nous-mêmes tous les travaux de la vigne et ceux de la vinification, sans recours à la main d’œuvre extérieure autre que celle des vendangeurs, la récolte étant exclusivement faite à la main.

Depuis 1650

De vieilles, très vieilles vignes

Depuis 1650, date à laquelle remontent nos archives de vignerons, la famille Bollache cultive la vigne à Jujurieux. Depuis 370 ans ce savoir-faire s’est enraciné dans les gènes de notre famille de paysans, de génération en génération.

Le vignoble Bugiste, ravagé par le phylloxera au début du XXe siècle, puis victime de l’exode rural, a considérablement réduit, jusqu’à disparaître presque en totalité dans des communes comme l’Abergement-de-Varey.

Chez nous au Bévieur, le vignoble a été maintenu par la famille, et il est aujourd’hui constitué quasi exclusivement de vieilles et très vieilles vignes en cépages Gamay, Pinot Noir, Chardonnay et Poulsard.

Si la quantité de jus récolté est plus faible qu’avec des ceps plus jeunes, c’est dans la concentration aromatique et la richesse des vins rares et confidentiels que se retrouve le bénéfice de leur ancienneté.

Mais s’occuper de « personnes âgées » demandent une attention particulière, et nous en préservons la santé par des soins méticuleux. Cette responsabilité nous impose beaucoup de vigilance et de réflexion face à l’évolution des modes de culture, ce qui nous contraint à les adopter avec prudence, en veillant à ne pas compromettre la santé de nos ceps. La surveillance des insectes, des conditions climatiques, de l’aspect des feuillages, sont les mesures préventives qui nous permettent une gestion raisonnée des soins à apporter aux vignes. La mécanisation et les intrants sont ainsi limités au strict nécessaire.

Pour garantir la qualité de nos vins, nos jus sont vinifiés et mis en bouteille à la propriété. Ils incarnent la conjugaison subtile d’une tradition artisanale et d’une pratique tournée vers la modernité et le respect de l’environnement.

Michel Bollache et Agnès Arcan perpétuent avec passion cette tradition bugiste en cultivant la vigne dans la vallée du Bévieur ; Jean, Marie et Paul Arcan, les enfants d’Agnès, s’occupent de l’élevage des agneaux dans les pâturages entourant les vignes et celui des grands porcs Premium en liberté dans les forêts en altitude. Leurs viandes et charcuteries sont entièrement réalisées à la ferme de La Cordière. Découvrez leurs produits sur : http://bergeriedelacordiere.fr/. Quant à Philippe Bollache, le frère de Michel et Agnès, ses vaches produisent le lait du fameux fromage de Comté dans un village voisin.

Fidèles à cet esprit Bugiste et ancestral de la gastronomie de province, qui s’attache à cuisiner ce qu’offre la nature et les cultures locales, nos familles consomment au fil des saisons la mâche sauvage qui pousse à la sortie de l’hiver dans nos vignes, nos noix et nos châtaignes, nos fruits et nos confitures, les produits de nos jardins, et bien sûr nos vins, viandes et charcuteries.

Bugey, terre de vins.

Situé dans l’Ain, entre Lyon et Genève, le Bugey est un petit massif de toute beauté qui court de Nantua à Belley, au relief très contrasté où les petites montagnes sont divisées par de profondes vallées. Il réserve bien des surprises aux promeneurs mais aussi aux amateurs de vins (Cerdon Montagnieu, Manicle, Blanc et Rouge) et de produits locaux : le « sâlé du Bugey » (tarte à la lie de noix et aux oignons), les galettes à la crème, les fromages dont le réputé Comté, les viandes de ses plateaux montagneux, les truffes et les volailles.

Le vignoble Bugiste est constitué de deux terroirs bien distincts de par leur géographie et leur micro climat. Le Haut-Bugey, avec des vins blancs et rouges mais avant tout son vin effervescent emblématique le Cerdon, et le Bas-Bugey où sont élaborés le Montagnieu et des vins rouges et blancs aux cépages variés.

L’existence de la vigne en Bugey est relatée dès le 1er siècle après J.C. Les Romains favorisèrent son développement en trouvant des débouchés jusqu’à Rome. Depuis toujours le vin a été associé dans certaines occasions au plaisir de la table et de la fête, mais c’était aussi au quotidien une boisson stérile et hygiénique qui évitait maints problèmes de santé causés par la consommation d’eau infectée. La culture de la vigne devait donc répondre à des besoins opposés : produire un vin assez alcoolisé pour accompagner les plaisirs de la table et permettre sa bonne garde, et aussi un autre vin peu alcoolisé pour étancher la soif sans toutefois conduire à l’ivresse (jusque dans les années 70, il était courant de voir des bûcherons partir au travail avec 4 à 5 litres de vin pour la journée). Les vignerons du Bugey conduisaient donc leurs vignes, selon leurs débouchés, en limitant la quantité produite pour rechercher la qualité, ou en laissant la vigne produire tout son potentiel quantitatif

A partir du milieu du XXe siècle, la disponibilité partout d’une eau de boisson stérilisée, la lutte contre l’alcoolisme, l’évolution des coutumes alimentaires, ont changé la donne et les vignerons, partout en France, ont adopté des techniques de culture et de vinification tournées vers la qualité des vins, sa régularité et sa capacité à se conserver. Les efforts des vignerons du Bugey ont ainsi été récompensés en voyant leurs productions bénéficier depuis 2009 d’une AOC.

 

 

Bugey, un héritage gastronomique

Des productions locales d’exception

Brillat-Savarin était un grand cuisinier, mais aussi un parfait connaisseur de la qualité et de la variété des ressources gastronomiques du Bugey.

Locavore avant l’heure, il créa par amour son chef d’œuvre, « l’Oreiller de la Belle Aurore », qui fait appel à tous les produits qu’offrait l’agriculture et la nature du Bugey : cochon, canard, biche, perdreaux, faisan, pigeon, agneau, volaille, veau, et truffes composaient une farce enveloppée d’un dôme mordoré de la taille d’un oreiller. Cette « œuvre » était bien sûr servie avec un vin du Bugey.

Dans leurs ouvrages culinaires, l’auteur de la « Physiologie du goût », et son neveu Lucien Tendret dans « La table au pays de Brillat-Savarin », vantent les qualités des vins du Bugey, des fromages, des fruits et des truffes, mais aussi de son incomparable agneau de montagne, et de ses porcs élevés dans les forêts.

Effervescence

Il y a trois façons d’obtenir un vin pétillant, deux à partir d’un vin entièrement fermenté, comme le Champagne et le vin pétillant gazéifié, qui produisent des vins titrants plus de 11° d’alcool, et une qui intervient sur un vin en cours de fermentation comme le Cerdon, dont la teneur en alcool ne dépasse pas 8,5°.

Pour produire les bulles de la première méthode, on ajoute une liqueur sucrée au vin ayant achevé sa fermentation, ce qui produira naturellement du gaz carbonique sous l’action des levures. Notre AOC Chardonnay Brut est produit de cette façon.

La seconde méthode, plus économique en manipulation, consiste à ajouter du gaz carbonique sous pression dans le vin blanc ou rosé ; nos Vins Pétillants demi-sec et doux sont élaborés ainsi.

Enfin la méthode « ancestrale », dans laquelle une partie du vin reste à l’état de jus de raisin non fermenté, nécessite de ralentir la fermentation en réfrigérant les jus, puis en les filtrant partiellement lorsque la teneur en alcool atteint 6,5°. Une fois bouché, le Cerdon repart en fermentation et produit un gaz carbonique naturel. Au terme de la prise de mousse en bouteille, au moins deux mois plus tard, une deuxième filtration du vin garantit sa stabilité et sa conservation. La fine bulle de notre Cerdon est le résultat de cette méthode.

Le Grangeon

Dans tous les vignobles de France, on trouve des petites constructions au milieu des vignes. Il s’agit généralement de simples cabanes.

Le grangeon du Bugey était l’abri pour les outils du vigneron. Le grangeon possède des murs de pierres droits, une charpente de bois, un toit de tuiles, parfois un étage mansardé. Le vigneron s’en servait également de dortoir après les longues journées de travail dans sa vigne. C’était aussi le lieu de rassemblement lors de la vendange, et un lieu où l’on se retrouve volontiers pour boire et manger le « ramequin », puissant fromage de vache chauffé et fondu dans de l’eau au parfum d’ail. Aujourd’hui ces grangeons servent encore d’abri lors d’une averse, et restent un lieu de mémoire, qui rappelle aux vignerons le souvenir des générations passées, de leurs parents qui ont vécus là.

Pourquoi une cuvée “les Agnelles” ?

Dans les prairies face aux vignes, les jeunes agnelles transhument à chaque printemps en descendant de La Cordière pour passer l’estive autour des vignes. Passé le mois d’octobre, elles reprendront le chemin de leur montagne pour y passer l’hiver en bergerie.

Notre cuvée « les Agnelles » célèbre leur travail d’entretien des pâtures, limitant le recours à la mécanisation. Nous les verrons un jour pâturer nos rangs de vignes après les vendanges, laissant au passage un engrais de choix : leur précieux « migon », nom pastoral des crottes de moutons.


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